Dimanche 11 février 2007
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En battant Monaco (4-2), le PSG signe sa première victoire depuis le mois d'octobre et s'eloigne de la zone rouge à la 15e place provisoire. Un succès synonyme de première pour Paul Le Guen, enfin victorieux en championnat sur le banc parisien.
PARIS SAINT-GERMAIN - MONACO : 4-2
Buts : Diané (5e), Roma (csc, 35e), Gallardo (82e), Rodriguez (85e) - Piquionne (49e), Koller (86e)
La réussite. L'élément principal des performances du footballeur, qu'il soit amateur ou professionnel. Le facteur X que le sportif ne peut maîtriser. Mais qu'il peut en revanche provoquer. Après lui avoir tourné le dos durant tant de semaines, ce dernier a fini par reprendre le chemin du Parc des Princes. Au grand dam d'une formation monégasque accrocheuse mais brouillonne à l'heure de conclure. Bien en place et en jambes depuis l'intronisation de Paul Le Guen à son commandement, Paris, qui s'appuyait pour la première fois de la saison sur sa seconde recrue hivernale Péguy Luyindula, montre les crocs d'entrée.
Titularisé par le technicien breton à la droite de l'attaque parisienne, Diané ne se fait pas prier pour se mettre en évidence. L'ancien Strasbourgeois affiche un culot détonnant, parasite les lignes défensives adverses autant qu'il donne la migraine à Givet. L'international français est constamment pris en défaut par l'Ivoirien et c'est sans surprise que ce dernier lui fausse compagnie pour couper au premier poteau un centre de Rothen (5e, 1-0). Monaco, inconstant sous l'ère Banide, confisque peu à peu le cuir aux joueurs locaux. Paris laisse l'initiative du jeu à ses invités, une tactique payante. Lancé par Gallardo à la limite d'un hors-jeu discutable, Diané résiste à Monsoreau avant de buter sur Roma. Le portier monégasque s'emmêle avec le ballon et aggrave la situation des siens au tableau d'affichage (35e, 2-0).
Le show Diané
On pense alors Monaco au fond du trou. Et le public de la Porte d'Auteuil voit déjà les prémisses d'une soirée de gala en faveur de son équipe. Si la deuxième hypothèse est vraie, il n'en est rien pour la première. Déjà dangereux lors du premier acte grâce notamment au pied de Meriem et au jeu de tête de Monsoreau (9e et 10e), l'ASM ne se décourage pas. Banide lance Koller (46e) et la puissance du Tchèque ne met que très peu de temps à faire des ravages. Déboussolée, la défense francilienne voit les vagues princières déferler sur le but de Landreau. Celui-ci, après avoir claqué un tir de Plasil (49e) sur sa transversale, doit s'avouer vaincu sur une lourde frappe de Piquionne dans la surface (50e, 2-1). La peur de l'échec revient dans les rangs parisiens. Le Guen, sur son banc, est crispé de même qu'une bonne partie du public.
Mais le destin a choisi son camp. Une vérité que le groupe monégasque va définitivement comprendre lorsque Meriem, après un slalom au sein de la défense parisienne, voit sa frappe heurtée la barre de Landreau et retombée sur la ligne&hellip sans la franchir (58e). Une vérité enfin que l'ASM devra accepter après un penalty manqué de Piquionne devant Landreau pour une faute d'Armand sur Pino (77e).
Non, les trois points sont promis au club de la capitale. Gallardo sur coup franc (82e) et Rodriguez de près (85e) se chargeront de l'imprimer définitivement aux esprits monégasques, les deux joueurs bénéficiant à chaque fois d'un superbe travail du généreux et intenable Diané. Soirée de gala oblige, Koller inscrira tout de même sa patte dans cette rencontre (86, 4-2). Mais plus que le Tchèque, c'est celle de Diané que l'on retiendra notamment. A l'image de l'Ivoirien, enfin à la hauteur de ses performances strasbourgeoises, les bannis d'hier seraient en passe de devenir les leaders d'aujourd'hui du côté du PSG. Un souffle nouveau et salutaire sur lequel devra désormais s'appuyer le club francilien pour accrocher son maintien parmi l'élite.
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